La vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) : un choix politique et commercial



Il existe plus de 140 souches de VPH, dont deux, soit les types 16 et 18, sont impliquées dans le développement de 70% des cancers du col de l’utérus (Foerster et al., 2007).


La majorité de ces infections sont sans symptôme et se résorbent d’elles-mêmes au bout de plusieurs mois. Il n’existe aucun traitement pour les soigner (Foerster et al., 2007).


80% des femmes sexuellement actives seront affectées par l’une ou l’autre de la centaine de souches de VPH pendant leur vie, soit 550 000 femmes par année au Canada (Foerster et al., 2007).


De ce nombre, environ 1350 (0,25%) obtiendront un diagnostic positif de cancer du col de l’utérus et 380 en décèderont (Foerster et al., 2007)



Ce dernier touche une très faible partie de la population, soit 0,25% des femmes sexuellement actives.

Il existe déjà des technologies pour le dépister, dont le test de dépistage Pap auquel on attribue la baisse du taux de mortalité reliée à ce cancer depuis plusieurs décennies.


Ce cancer évolue lentement et peut être traité à différents stades de son développement.


Bien entendu, on ne souhaite à personne d’avoir à se faire traiter pour un cancer cervical, voire même d’en mourir. Mais d’un point de vue de santé publique, jusqu’à quel point ce geste humanitaire justifie-t-il que l’on vaccine 3,8 millions de fillettes et de femmes canadiennes (Foerster et al., 2007) :


  • alors que 99,7% d’entre elles ne développeront jamais le cancer du col de l’utérus?

  • qu’elles devront quand même continuer de se soumettre à des tests de dépistage, puisque le vaccin proposé ne protège pas contre toutes les souches reliées au cancer?


Compte tenu de l’absence de toute urgence et du nombre de fillettes et de femmes impliquées dans cette décision, ne serait-il pas justifié minimalement de prendre le temps (Lippman et al., 2007) :


  • de clarifier les questions relatives à l’efficacité, aux risques et à la durée du vaccin même?

  • de tester le vaccin directement sur la population à laquelle il s’adresse principalement, soit les fillettes de 9 à 13 ans?

  • de faire valider ces données par des études indépendantes de l’industrie?

  • de faire des analyses coût-efficacité approfondies?




Auteure :Myriam Hivon, Ph.D.

RÉFÉRENCES

Foerster, V., Murtagh, J. (2007). Vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) : une mise à jour canadienne. [Notes sur les technologies de la santé en émergence, numéro 109]. Ottawa: Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé.


Lippman, A., Melnychuck, R., Shimmin, C., Boscoe, M. (2007). Human papillomavirus, vaccines and women’s health: questions and cautions. CMAJ, August 28, 484-487.


Picard, A. (2007). How politics pushed the HPV vaccine. (PUBLIC HEALTH : THE FIGHT AGAINST CERVICAL CANCER). Globe & Mail (Toronto, Canada), August 11.

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