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Un robot comme collègue de travail?

Un robot comme collègue de travail?Dans une centaine d’hôpitaux aux États-Unis, il est maintenant possible de croiser dans les couloirs de drôles de préposés : des robots qui distribuent les médicaments ou qui acheminent du matériel médical entre les unités de l’hôpital. Ceux-ci peuvent parler, se déplacer tout seuls et même prendre l’ascenseur.

 

Quel est l’impact de l’introduction de ces nouveaux « employés » sur la structure organisationnelle? Comment les autres travailleurs de la santé accueillent-ils l’arrivée de ces nouveaux collègues?

 

Bilge Mutlu, de l’Université du Wisconsin, a voulu en savoir plus et a étudié l’impact de l’introduction de robots dans un hôpital et comment ceux-ci avaient affecté la vie des travailleurs. Les résultats montrent que l’arrivée d’un robot est perçue différemment d’un service à un autre.

 

En oncologie par exemple, les travailleurs font face à des situations critiques, tout en devant travailler dans l’urgence. Ceux-ci, en plus d’être polyvalents, doivent souvent interrompre leur travail pour amener un patient en salle d’opération. Le robot de son côté est programmé pour effectuer certaines tâches à heures fixes. De plus, la présence d’une personne est souvent nécessaire à l’accomplissement de son travail (comme mettre les draps dans le bac transporté par le robot) et s’il n’y a personne, le travail n’est pas fait et le robot repart le bac vide. Dans cette unité, le robot est perçu comme étant un travailleur inefficace et incapable de réagir face à l’urgence.

 

Au contraire, dans l’unité des naissances, il n’y a pas autant de situations critiques et les travailleurs ne sont pas aussi polyvalents. Un préposé à l’entretien n’a pas à s’occuper du transport des patients et il est toujours présent pour charger les draps lorsque le robot arrive. Dans un tel contexte, où il est plus facile de programmer ses activités, les relations avec le robot sont plus harmonieuses et celui-ci est perçu comme un collègue utile et nécessaire.

 

Par conséquent, pour être utilisé de façon optimale et être accepté par un plus grand nombre de travailleurs, le robot ne doit pas être conçu en fonction de l’établissement, mais plutôt en fonction de la culture de travail et du type d’unité où il sera implanté.

 

Auteure : Pauline Boinot, M.Sc.

 

RÉFÉRENCES

 

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