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Trois innovations en santé dans le top 10 du MIT Breakthrough Technologies

MITBreakThroughTech2015-150xChaque début d’année, le Massachussets Institute of Technology (MIT) publie son TOP 10 des technologies à surveiller durant l’année. Dans l’édition de 2015, le MIT a retenu trois innovations de rupture en santé qui pourraient impliquer des avancées importantes, voire révolutionnaires, dans leur domaine respectif.


 
 
 

La biopsie liquide pourrait devenir le « Saint-Graal » de la détection des cancers

Liquid BiopsieImaginez que l’on puisse détecter les cancers alors qu’ils sont encore à un stade précoce de développement. Cela permettrait littéralement de « couper l’herbe sous le pied » de la plupart des types de cancer, si ce n’est tous les types. C’est bien ce vers quoi tend la biopsie liquide qui consiste à détecter les cellules cancéreuses en scannant l’ADN dans une simple goutte de sang. Un séquenceur d’ADN scanne le prélèvement à la recherche de cellules altérées. Cette technique a été mise au point par le professeur Dennis Lo, chercheur à la Chinese University of Hong Kong. Lo a été le premier à montrer en 1997 qu’une partie infime de l’ADN d’un fœtus se mélange dans le sang de sa mère. Cette découverte a permis de faciliter la détection du syndrome de Down (ou Trisomie 21) grâce au séquençage d’une simple goutte du sang de la mère.Cette technique extrêmement prometteuse selon le MIT sera une réalité dans quelques années et déjà les financements affluent afin de développer des séquenceurs de la taille d’un téléphone cellulaire et coûtant moins de 1,000 $. Ce serait une révolution puisque cette technologie permettrait de détecter un cancer alors que le porteur n’en ressent absolument pas encore les symptômes. Plus de détail sur la biopsie liquide en visitant cette page du MIT.

Une technologie si prometteuse qu’elle pourrait devenir le stéthoscope des 200 prochaines années. – MIT

 L’internet de l’ADN

Internet de l'ADN
Une autre prochaine grande avancée de la médecine dans quelques années selon le MIT, l’internet de l’ADN consisterait à rendre disponible aux généticiens l’ADN séquencé du plus grand nombre possible d’êtres humains. Pourquoi? Pour comparer, car quand quelqu’un souffre d’une maladie génétique, il est pratiquement impossible de déterminer à quel endroit se trouve l’erreur dans la combinaison des paires de nucléotides (ACGT) constituant l’ADN si on possède la séquence ADN d’une seule personne.

Par contre, s’il est possible de comparer cette séquence avec des millions d’autres, alors il devient beaucoup plus facile de détecter le ou les gènes responsables de la maladie. Alors que les plus grands laboratoires peuvent désormais séquencer l’ADN de deux personnes toutes les heures (il a fallu 13 ans pour séquencer le premier génome…), ce sont surtout les barrières sociologique et juridique qui empêchent une telle avancée. Et c’est normal, car se posent bien sûr des questions de protection des données en cas de partage massif de l’information génétique par l’intermédiaire d’internet. Pourtant, certains chercheurs et généticiens tentent de trouver des solutions pour permettre une libéralisation du partage des séquences d’ADN afin de guérir certaines maladies génétiques rares, tout en protégeant les données personnelles. Voici l’explication détaillée de cette problématique sur le site du MIT.

 

Les organoïdes cérébraux

Brain organoidsNon, les « organoïdes » ne sont pas des mutants issus d’un film de science-fiction, ce sont en fait des néoorganes formés (organoïdes signifie « petits organes ») à partir de cellules souches pluripotentes induites.

Les cellules programmées peuvent devenir des cellules du foie, des intestins, mais aussi du cerveau et ce sont les promesses d’avancées médicales des organoïdes cérébraux qui ont retenu l’attention du MIT dans l’édition 2015 de son TOP 10 Breakthrough Technologies. Attention cependant, même si on les surnomme parfois « brains growing in a dish », il ne s’agit bien sûr pas de cellules pouvant générer un cerveau mature au bout de quelques mois. Par contre, les organoïdes cérébraux possèdent certaines caractéristiques d’un cerveau au premier trimestre de développement, comme les lobes du cortex.

Pour quelles raisons faire grossir des morceaux de cerveau dans une boîte de pétri? Pour réaliser des expériences impossibles auparavant, comme analyser en temps réel le développement des cellules du cerveau et leurs interconnexions ou encore observer leur comportement lorsqu’on injecte des médicaments ou quand on les modifie génétiquement. À la clé, une meilleure compréhension des maladies mentales et neurodégénératives comme Alzheimer ou encore l’autisme, la schizophrénie et l’épilepsie. Voici le lien vers l’article du MIT qui en explique un peu plus sur cette avancée très prometteuse.

 

 

Auteur : Jérémy Bouchez
Hinnovic.org

Un commentaire

  1. […] « Saint-Graal » de la détection des cancers. C’est ce que nous titrions l’année dernière à propos des promesses de la biopsie liquide dans une section de billet dédié au 2015 MIT […]

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