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Réduire son exposition à la pollution urbaine grâce à BicyclAir

CaptureécranvidéoMcGill300xSe déplacer à vélo en empruntant le trajet le plus court, le moins pollué et le plus calme, une quête difficile pour tout cycliste urbain qui se respecte. Même s’il est souvent difficile de concilier ces trois facteurs, il est désormais possible de faire des choix de parcours selon que l’on soit pressé ou que l’on veuille éviter au maximum la pollution urbaine.

Une équipe de chercheurs de l’Université McGill dirigée par Marianne Hatzopoulou, professeure de génie civil, a mis au point une application en ligne qui permet rapidement de faire apparaître sur une carte trois types de trajets représentés par trois couleurs : après avoir rentré vos points de départ et d’arrivée, vous pouvez visualiser le trajet le plus court en bleu, le trajet le moins pollué en vert et le trajet le plus calme en rouge, c’est-à-dire celui qui vous fera croiser le moins de véhicules. Comme le précise Marianne Hatzopoulou, BicyclAir a été développée avec l’objectif de « fournir de l’information sur la qualité de l’air et sur les différentes routes urbaines, incluant les plus fréquentées par les cyclistes, afin de pouvoir prendre des décisions quant à leurs trajets quotidiens à vélo ».

L’application en ligne vous permet également de visualiser la concentration de NO2 (dioxyde d’azote) le long de votre parcours. Ce gaz est le résultat de la captureécranBicyclAirréaction chimique opérée dans l’atmosphère quand du monoxyde d’azote (NO) est recraché par les incinérateurs, les centrales thermiques ou encore les véhicules. Le NO2 est responsable de la « fragilisation de la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants et il provoque aussi une hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.»

Les données sur la pollution de l’air proviennent d’une étude publiée dans la revue Atmospheric Environment. Les auteurs de cette étude ont mesuré la concentration de NO2 en 133 points sur l’île de Montréal et ont pondéré ces mesures avec d’autres facteurs. Quant au trafic routier, il est basé sur des résultats de simulation utilisant les données de l’enquête de mobilité menée par l’AMT en 2008, comme indiqué sur la page du projet BicyclAir.

Même si les données de Bicyclair ont été collectées il y a quelques années, l’application pourrait compter dans le futur sur des données plus actuelles provenant des cyclistes. Comme le précise Guillaume Barreau, titulaire d’un doctorat et assistant de recherche dans cette étude, « la miniaturisation des senseurs de la pollution de l’air pourrait rendre possible prochainement une collecte de données directement par les cyclistes, rendant une application comme BicyclAir plus dynamique et pertinente pour les choix quotidiens à vélo. »

À noter que l’équipe de McGill a également développé BicyclAir pour Toronto.

Pour aller plus loin :

pistes-cyclables-velos-RC-150xLire notre article Dossier Ville en santé – 5 ans après qui propose un bilan 5 ans après la publication de notre dossier sur les environnements favorables à la santé dans les villes.

 

À visionner : la présentation du projet BicyclAir par Marianne Hatzopoulou et Guillaume Barreau


Auteur : Jérémy Bouchez
Hinnovic.org

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