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Reconnaitre la valeur des innovations sociales

On a aimé!Alors que les gouvernements et autres bailleurs de fonds se montrent très réceptifs aux innovations technologiques, il semble beaucoup plus difficile de les convaincre de soutenir les innovations sociales. Ces innovations visent à répondre à des besoins sociaux liés aux conditions de vie et de travail, à la santé et à l’éducation, bref au développement des communautés.

 

 

Elles semblent beaucoup moins glamour que les avancements technologiques perçus comme générateurs d’emplois et de richesse pour tous. Comment faire alors pour attirer l’attention des gouvernements et bailleurs de fonds sur les innovations sociales?

 

Parler des succès, faire connaître les bons coups et attirer l’attention sur les retombées positives, difficilement chiffrables, mais néanmoins importantes des innovations sociales. Tel était l’objectif de la grande rencontre annuelle du Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociale (CLIPP) qui a eu lieu le 27 novembre 2012 à Montréal.

 

Et des bons coups, il y en a au Québec. Ainsi, un programme de psychomotricité pour soutenir le développement des enfants a fait boule de neige et est maintenant implanté dans la majorité des écoles primaires et des Centres de la petite-enfance situés sur le territoire de la Commission scolaire du Lac-St-Jean. Un déploiement sur d’autres territoires de la province est envisagé. Un projet pilote Ville amies des ainés a vu en quelques années 579 municipalités du Québec emboîter le pas. Située au Centre d‘amitié autochtone de Val-d’Or, la Clinique Minowé a vu le jour en janvier 2011. Il s’agit de la première clinique médicale à faciliter l’accès aux Autochtones qui vivent en milieu urbain à des services sociaux et de santé culturellement pertinents. Et ce ne sont que quelques exemples présentés lors de cette journée.

 

Afin de faire reconnaitre leurs innovations sociales et dans l’espoir d’en assurer la pérennité, les porteurs de projets avaient tous misé sur la recherche en partenariat. Cette recherche, qui rallie savoirs scientifiques et savoirs pratiques pour évaluer et mesurer les retombées des innovations sociales, est très certainement nécessaire, mais est-ce suffisant pour se faire entendre auprès des décideurs? Certainement pas. Pour d’autres pistes d’action possibles, je vous invite à consulter le très intéressant rapport du Réseau québécois en innovation sociale (RQIS), Favoriser l’émergence et la pérennisation des innovations sociales au Québec.

Auteure : Myriam Hivon, Ph.D.
Hinnovic.org

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