Hinnovic » Nouvel espoir dans la mise au point d’une rétine artificielle

Nouvel espoir dans la mise au point d’une rétine artificielle

Artificialretina150xLes matériaux semi-conducteurs et les nanotubes de carbones pourraient devenir les matériaux des futures prothèses oculaires.

La dégénérescence maculaire est un symptôme du vieillissement qui peut avoir pour conséquence la détérioration sévère de la qualité de vie puisqu’elle peut conduire à une perte de la vision. Réussir à créer une prothèse rétinienne qui permettrait de redonner un peu de vision aux personnes souffrant de défaillance de la rétine serait une avancée considérable.

Toutefois, reproduire de façon artificielle la complexité de la rétine est une tâche ardue et les tentatives ont jusqu’à maintenant produit des rétines qui offrent une basse résolution principalement à cause du manque de finesse des matériaux utilisés faisant appel aux composés métalliques et au câblage trop grossier.

Une équipe interdisciplinaire de chercheurs israélo-britannique pense avoir trouvé la solution en ayant recours aux matériaux semi-conducteurs et aux nanotubes de carbone afin de créer une prothèse sensible à la lumière, autonome car non reliée à une source électrique et assez flexible. La prothèse aurait aussi la capacité de mieux transmettre le signal lumineux en impulsions électriques au nerf optique, condition sine qua non pour la création d’une prothèse efficace.

Les travaux de l’équipe de chercheurs ont été publiés dans la revue Nano Letters de l’American Chemical Society. L’article est disponible ici.

 

 

Auteur : Jérémy Bouchez Hinnovic.org

 

Un commentaire

  1. […] Selon les promoteurs d’une « révolution nanotechnologique » en santé, les apports majeurs se situent dans la fabrication de nanomatériaux biocompatibles (c’est déjà le cas), la conception de « vecteurs » à des fins de diagnostic et de thérapie ou encore la biologie moléculaire qui utilisent ce qu’on appelle des laboratoires sur puces (lab-on-a-chip) grâce auxquels on peut analyser et simuler les interactions des cellules avec des protéines ou encore interagir avec l’ADN. Cette dernière application est surtout pertinente dans la recherche contre le cancer et l’avènement de la nanofluidique permet des avancées conséquences dans la recherche à l’échelle du milliardième de mètre. Il ne s’agit ici bien sûr que d’un très léger survol de ce champ de recherche. Parmi les vecteurs, on peut également mentionner les nanorobots qui peuvent être utilisés pour cibler beaucoup plus efficacement une blessure voire même pour remplacer certaines cellules du corps humain. L’échelle nanométrique permet également d’explorer des zones jusque-là inaccessibles comme la barrière hémato-encéphalique du cerveau. Les nanotechnologies sont également très présentes dans le domaine de la vision, pour par exemple créer une rétine artificielle. […]

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