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Les maladies et les cancers reliés aux VPH : la vaccination, une solution d’avenir

Vaccination contre VPHChaque année, 465 Québécois seront diagnostiqués d’un cancer de l’anus ou des organes génitaux. Malgré les efforts investis depuis 50 ans dans le dépistage du cancer du col de l’utérus, 325 Québécoises développeront un cancer du col utérin et, malgré des traitements adéquats, 80 d’entre elles en mourront.

 

Prévenir des infections et des cancers par la vaccination représente, à la fois, une opportunité et un défi pour le Comité d’immunisation du Québec (CIQ) et le groupe scientifique VPH, tous deux faisant partie de l’Institut national de santé publique du Québec.

Ayant comme mandat de conseiller le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec sur l’utilisation des nouveaux vaccins contre le VPH, le CIQ a récemment publié un avis sur la prévention des maladies attribuables à ce genre de virus. On y recommande, entre autres, le déploiement d’un programme universel de vaccination contre le VPH auprès des filles en 4e année du primaire et en 3e secondaire. Cette solution efficace et complémentaire au dépistage des maladies attribuables aux VPH a fait l’objet d’une analyse exhaustive des conditions de faisabilité, des coûts-bénéfices ainsi que de l’acceptabilité sociale.

 

Le VPH sous les projecteurs

Le VPH sous les projecteursContrairement à ce que l’on pourrait croire, il y a plus d’une centaine de VPH qui se distinguent entre eux par de petites différences dans leur code génétique. On classifie ces virus quant à leur association à des infections génitales et, surtout, au cancer du col de l’utérus.

Le développement récent des vaccins pour prévenir les principales infections génitales causées par les VPH a suscité un grand intérêt. De plus, les VPH génitaux sont si fréquents que 8 adultes sur 10 en auront été infectés par au moins une souche dans leur vie. Même si la plupart de ces infections passent inaperçues, les VPH causent énormément de problèmes de santé génitale. Voici les principaux types d’infections :

 

  • Infections à faible risque de cancer du col utérin

    Les infections à faible risque de cancer du col utérin, principalement celles causées par les VPH 6 et 11, sont associées aux verrues des organes génitaux communément appelés condylomes. Ces condylomes exigent de nombreuses visites chez le médecin ainsi que de longs et multiples traitements.

    Ces virus ne sont pas insignifiants. Ils peuvent être transmis aux nouveau-nés lors de l’accouchement causant ainsi une infection des cordes vocales ou, encore, des problèmes respiratoires tels que la toux, la voix anormale et le retard de croissance. Il va sans dire que de nombreuses interventions peuvent être nécessaires pour détruire ces lésions chez de jeunes enfants.

     

  • Infections à haut risque de cancer du col utérin

    On associe plus d’une douzaine de VPH au développement du cancer du col utérin. Les VPH 16 et 18 se trouvent dans la mire des chercheurs qui les associent à au moins 70% des cancers du col utérin. Les deux vaccins récemment développés et présentement étudiés par le CIQ visent à protéger contre ces deux types de VPH.

    Il faut mentionner que la majorité des femmes qui auront une infection aux VPH à haut risque de cancer du col utérin développeront une immunité protectrice contre ces virus. Le problème est que les femmes qui ne développent pas cette immunité sont à risque de développer un cancer du col si elles ne sont pas suivies et traitées.

    Les VPH à haut risque sont également associés au cancer de la vulve, du vagin et de l’anus. Le VPH 16 est aussi associé à certains cancers de l’arbre respiratoire, de l’arbre digestif ainsi que de la peau.

 

Prévention par vaccinationLa vaccination, un bon moyen de prévention

Pour prévenir le contact avec le VPH, il existe certes la prévention primaire. Toutefois, l’abstinence n’est efficace que le temps qu’elle dure et les condoms ont une efficacité satisfaisante, mais loin d’être excellente.

 

En ce qui a trait à la prévention secondaire, il faut dire que l’on ne fait pas de dépistage du VPH et qu’il n’existe pas de médication pour les personnes qui l’auraient contracté. Le dépistage du cancer du col est toujours possible par cytologie.

 

Sur l’autre moyen de prévention primaire qu’est la vaccination, il faut dire que l’inoculation des deux vaccins étudiés par le CIQ avant le début des relations sexuelles ou le plus tôt possible après le début de ces relations représente une option très efficace contre les infections aigues, persistantes ou, encore, contre les lésions précancéreuses associées aux VPH 16 et 18. Le vaccin qui comprend les VPH 6 et 11, quant à lui, protège contre l’apparition des condylomes.

 

Enfin, la vaccination est même recommandée chez les femmes déjà infectées, car elle donne une immunité excellente contre les VPH qu’elles n’ont pas contractés.

La vaccination demeure une solution d’avenir!

 

Pour consulter le rapport complet de l’INSPQ :

Prévention par la vaccination des maladies attribuables au virus du papillome humain au Québec. Octobre 2007

Texte de vulgarisation réalisé par : INSPQ

 

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