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Le T’ai Chi Chih pour traiter les insomnies suite à un cancer du sein

Crédit photo : marthamcc via Flickr CC

La pratique du T’ai Chi Chih serait efficace pour traiter les insomnies chez les femmes ayant survécu à un cancer du sein. Cet art martial chinois serait même aussi efficace que la thérapie d’approche cognitivo-comportementale et même plus que les traitements médicamenteux. C’est la conclusion d’une étude de chercheurs du Semel Institute for Neuroscience and Human Behavior de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Environ 30 % des femmes qui ont vaincu le cancer du sein développent de fortes insomnies, un problème qui peut mener à la dépression ou augmenter les risques de développer certaines maladies. Les patientes ont souvent comme option les traitements médicamenteux ou la thérapie d’approche cognitivo-comportementale (TACC), qui donne souvent de bons résultats.

Le T’ai Chi Chih, une forme simple de tai chi méditatif impliquant des mouvements lents serait pourtant aussi efficace que la TACC pour combattre les insomnies. L’étude du professeur Michael Irwin s’est intéressée à 90 femmes ayant été victimes du cancer du sein et souffrant de trouble du sommeil 3 fois par semaine ou plus tout en manifestant des signes de grande fatigue et de dépression. Les participantes étaient âgées entre 42 et 83 ans et se sont vues assigner durant 3 mois des séances hebdomadaires de TACC et de T’ai Chi Chih de façon aléatoire. Des séances de contrôle ont été effectuées à 2, 3, 6 et 15 mois.

Après 15 mois, près de la moitié des participantes (43,7 % pour la TACC et 46,7 % pour le T’ai Chi Chih) ont vu une amélioration significative de leurs symptômes liés à l’insomnie. La plupart des participantes qui ont pratiqué le T’ai Chi Chih ont continué à le faire après l’étude « démontrant une motivation observée chez les femmes survivantes du cancer du sein » selon le Dr Irwin.

Aux États-Unis, les séances de thérapie d’approche cognitivo-comportementale sont souvent chères et il n’y a pas assez de spécialistes pour encadrer tous les patients. La pratique du T’ai Chi Chih est beaucoup plus accessible financièrement et peut même être apprise en ligne ou par l’intermédiaire d’applications mobiles.

RÉFÉRENCES

  • Irwin, M. R., Olmstead, R., Carrillo, C., Sadeghi, N., Nicassio, P., Ganz, P. A., & Bower, J. E. (2017). Tai Chi Chih Compared With Cognitive Behavioral Therapy for the Treatment of Insomnia in Survivors of Breast Cancer: A Randomized, Partially Blinded, Noninferiority Trial. Journal of Clinical Oncology, JCO.2016.71.028. https://doi.org/10.1200/JCO.2016.71.0285

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